Les poèmes d'Emiré

 Il existe un petit livret avec des poèmes de ma Tante. 

Je vais vous le présenter, c'est la première à être née en France. Voici des photos qui le compose, c'est Jean-Marc CHAUVEL mon cousin qui l'avait conçu.

Le petit livret d'Emiré.


L'un des premier poème d'Emiré 1949.


Voici le petit livret avec des poèmes de ma Tante Emiré.

Mes vacances

J’ai trouvé pour mes vacances
Un tout petit coin charmant
Où je vais me promenant
Parmi les bergères
Qui gardent les chèvres
Tout près d’un ruisselet chantant
Et le doux murmure des oiseaux
Et la vie est vraiment belle
A qui sait la parcourir
En cherchant toujours le bonheur
Qui n’est jamais bien loin de nous.

Emiré
25 janvier 1951.

Le chant de mon cœur

Le chant de mon âme
S’élève vers toi
Le chant de mon cœur
S’envole vers toi
Car tu es ma mie
Ma fleur chérie
Celle que j’adore
Dans toute sa splendeur
Ravive ta flamme
Qui brille au fond de tes yeux
Tel un astre Divin
Dans un ciel étoilé
Au rayon d’un clair de lune diaphane
Par une belle nuit d’été.

Emiré
      Rachid
          Osman
                     de Larisse
19 août 1949.

Hymne à l’écolier

Sitôt la cage ouverte
L’oiseau s’envole ivre de liberté ;
Dans un ciel radieux il monte,
Toujours plus haut, ne voulant rien céder
A sa délivrance si chèrement acquise ;
Par de touchants espoirs,
Et des appels souvent sans réponse.

L’écolier, de sa classe
Fuit la discipline
Et, dans un ardent besoin de s’ébattre,
S’écrie, fier de sa jeunesse et sa vigueur ;
A nous les vastes horizons ;
La joie de vivre dans la "Liberté "

Emiré
23 mai 1950.


L’aube nouvelle

Dans la douceur de ce matin d’été,
Où nulle brise ne vient détruire cette harmonie,
Et qui avec Dieu ne forme qu’un,
De cette ondée qui inonde mon cœur ;
Dans la lumière du jour qui se lève
Et, baigne en sa bienfaisante chaleur
Ce parterre de fleurs et de verdure ;
Digne d’un Dieu Grec,
Qui symbolise de sa blancheur 
La génération future


Emiré
      Rachid
         Osman 
                    De Larisse
17 août 1949



La conquête du Monde

N’y a-t-il rien de plus beau
Que de voir au petit matin ;
La liberté d’une hirondelle ?
S’élançant dans un ciel pur
A la conquête de son univers.
Son corps léger, fend l’espace ;
Tel, le voilier, la mer immense.
Ses ailes sont déployées
Afin de planer sur le monde ;
Et son corps tout entier,
Est une offrande au Créateur.

Emiré
17 janvier 1951


La conquête du Monde

N’y a-t-il rien de plus beau
Que de voir au petit matin ;
La liberté d’une hirondelle ?
S’élançant dans un ciel pur
A la conquête de son univers.
Son corps léger, fend l’espace ;
Tel, le voilier, la mer immense.
Ses ailes sont déployées
Afin de planer sur le monde ;
Et son corps tout entier,
Est une offrande au Créateur.

Emiré 
17 janvier 1951


Mélancolie

Est-il pire mélancolie
D’être seule la nuit ?
Mais voici que j’entends
La plainte d’un piano ;
Que personne n’écoute,
Il se lamente.
Et je fais comme lui ;
C’est un air étrange
Et qui me rappelle,
La figure triste, mais belle
De ma pauvre mère ;
Le son de ce piano m’étouffe
Et m’exaspère à la fois,
Dieu que ma mère était belle
Et que cette musique me la rappelle,
Est-il pire mélancolie
Que d’être seule la nuit ?

Emiré
22 janvier 1954


La libellule

Dans ce clair matin d’été
Où aucun bruit ne trouble la nature
Où le vent n’effleure même pas la terre
Une libellule aux ailes fragiles
Voltige au-dessus d’un nénuphar
Semble planer un instant
Puis se ressaisissant, vole vers les cieux
Gracieuse et légère à l’horizon se perdent.


Emiré
30 mai 1950


Le chêne

De tous temps, tu fus roi de la forêt ;
De ton nom jaillissait l’admiration,
Car de toutes parts, il fut gravé
Tes branches s’étendirent au-dessus de Saint-Louis ;
Car c’est là, sous toi, qu’il aimait à rendre justice ;
Puis tu inspiras un Fabuliste,
Et depuis, ton nom fait partie de nos légendes et nos histoires ;
Car ta force, nous imposas de tous temps
Et te rendis célèbre et immortelle

Emiré
23 mai 1949


La nature

Silence ! Silence ! Silence
Aucun bruit ne trouble la nature,
La nuit étoilée est calme et déserte ;
Pourtant, écoutez ce bruit insolite ;
Un oiseau dans les arbres solitaires
A voltiger de branches en branches ;
Et des feuillages ont bougés sous la brise ;
Ce sont des bruits ; enlevant la monotonie
Mais qui réunis, forme la nature ;
Ce que tous les jours nous admirons,
Dans sa grandeur et sa beauté.

Emiré 
15 août 1944


O ! Douce nuit

Dans la clarté blafarde de cette nuit ennuagée
De cette mer déchaînée qui agonise sur les rochers
Je vais traînant avec moi ma profonde tristesse
Et mes pleurs se mêlent aux sanglots des flots
Et cependant une lumière brille dans mon cœur
Celle de ma bien aimée à qui je pense jour et nuit
Elle est partie là bas dans un pays d’Amour sordide
Me délaissant avec son image qui est le seul Amour de ma vie
Et qui au gré des années ne s’éteindra jamais
Mais qui tôt ou tard nous réunira dans la mort
Qui est et restera toujours au-delà de toutes choses
Le grand sommeil des humains

Emiré
31 juillet 1949


L’hirondelle

Sur la tourelle d’un vieux château ;
D’où l’on aperçoit de vastes prairies
Formant un splendide domaine ;
Une hirondelle avait bâtie son nid,
Et d’un œil attendri regardait sa couvée,
Qui bientôt apprendra la joie de vivre,
Dans un monde sans limite,
Avec pour seul soucis,
La becquetée de chaque jour,
Mais aussi l’espoir de voler
Toujours plus haut.

Emiré
13 septembre 1949


L’Astre du Soir


Les ténèbres ont envahi la nuit ;
Les fleurs ont courbé leur tête,
Les petits enfants ont clos leurs paupières
Se transportant ainsi en un monde merveilleux.
Dans le feuillage, les oiseaux se sont tus ;
Plus aucun bruit ne trouble la nature,
Au loin le gémissement de la mer
En un sanglot plaintif,
Contre la falaise se rue.
Seul au sommet de la montagne
Se dresse tel un diadème
" L’Astre du Soir "


Emiré 
27 mai 1950












Les deux sœurs, elles sont maintenant à nouveau ensemble et elles ont du temps 
pour partager des secrets éternels dans la sérénité ainsi retrouvée.



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P. Erol GIRAUDY

https://www.erolgiraudy.eu/




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