mardi 9 août 2022

Les OTTOMANS à NICE. tome3. Livre ePUB En rédaction.

Les OTTOMANS à NICE. tome 3. 

En rédaction.

LES PRINCESSES ET LES PRINCES QUE J’AI RENCONTRÉ



Pour le moment il est en Word et au format ePUB.








Mon Grand-père est le premier des Ottomans[i] que j’ai rencontré après ma Mère bien sûr. C’était un Monsieur charmant, j’ai fait de belles promenades en SUISSE avec Rashid FENARIZADE de LARISSA. Il était d’un calme remarquable, qui n’avait d’égal que sa gentillesse.


[i] Ottomans Origines :  Le passé turc n’est pas qu’ottoman et l’histoire ottomane n’est pas que turque. C’est dire que l’intitulé de cette nouvelle chaire couvre un domaine très vaste et pour le moins complexe, voire ambigu. Nous porterons cependant notre regard sur un contexte plus ciblé qui, tout en réduisant l’ampleur du sujet, permettra d’intégrer ces deux dimensions de la question dans une réflexion historique particulière : celle de l’Empire ottoman et de la Turquie républicaine face à l’Occident. Ce questionnement s’inscrira à son tour dans une chronologie chevauchant les périodes moderne et contemporaine, du dix-­huitième siècle à nos jours. Edhem Eldem présente son cours de l'année dans la série les cours du Collège de France.

https://www.college-de-france.fr/site/edhem-eldem/course-2017-2018.htm

 L'Empire ottoman (en turc ottoman : دولت عليه عثمانیه / devlet-i ʿaliyye-i ʿos̲mâniyye, littéralement « l'État ottoman exalté » ; en turc : Osmanlı İmparatorluğu ou Osmanlı Devletia), connu historiquement en Europe de l'Ouest comme l'Empire turc, la Turquie ottomane ou simplement la Turquie, est un empire fondé à la fin du xiiie siècle au nord-ouest de l'Anatolie, dans la commune de Söğüt (actuelle province de Bilecik), par le chef tribal oghouze Osman Ier. Après 1354, les Ottomans entrèrent en Europe, et, avec la conquête des Balkans, le Beylik ottoman se transforma en un empire transcontinental. Après l'avoir encerclé puis réduit à sa capitale et à quelques lambeaux, les Ottomans mirent fin à l'Empire byzantin en 1453 par la conquête de Constantinople sous le règne du sultan Mehmed II.


Rashid FENARIZADE de LARISSA. Était le fils du puissant prince Faik, lui-même souverain d’immenses terres en Albanie et en Grèce. Ce dernier était en outre ministre du sultanat turc et placé directement sous les ordres du sultan, avec qui il était parent. Le fils de Faik. Le prince Rashid FENARIZADE de LARISSA.  avait étudié les sciences politiques à la Sorbonne à Paris. Durant la première Guerre mondiale, le sultan fit appel à mon Grand-père, alors âgé de 26 ans, pour des missions politiques. Dans un premier temps, le jeune politologue fut conseiller juridique auprès du ministère turc des Affaires étrangères. Ensuite, il occupa la fonction de ministre plénipotentiaire dans la partie ottomane de la Grèce, marchant ainsi sur les traces de son père. C’était un DAMAD[i]. Je crois qu’il avait dû travailler à la SDN[ii] à GENEVE comme Ministre Plénipotentiaire à l’époque du Sultana Ottoman en 1920.



[i] Dans l'Empire ottoman, un damad (en turc ottoman : داماد / dâmâd, du persan داماد ; en turc moderne : damat) était un beau-frère du sultan. C’était le cas de mon Grand-père Rachid de LARISSA.

[ii] SDN : La Suisse neutre, épargnée par les conflits, se réveille pourtant appauvrie, affamée et sonnée par le plus important conflit social de son histoire. Dans le sillage de la Révolution russe de février 1917, les soulèvements ouvriers se succèdent sur tout le continent. Hausse du chômage, des prix, des heures de travail, baisse des salaires, aboutissent, en Suisse, à la « Grève générale » qui paralyse totalement le pays entre les 12 et 13 novembre 1918.

La paix revenue, le monde découvre son nouveau visage ; trois empires (allemand, autrichien et ottoman) se sont écroulés. A leur place émergent des « nations ».

Dont il va désormais s'agir de définir les nouvelles relations qu'elles vont entretenir entre elles. Comment faire en sorte que ces nations ne se battent plus et qu'aucune « Grande Guerre » ne se reproduise ?

Le président américain Woodrow Wilson propose une « Société des Nations ». Comme un Comité élargi qui réunira la majorité des pays du monde, au sein duquel les problèmes sensibles seront discutés, négociés, et les conflits éventuels désamorcés. Cette Société se donnera un « Pacte » interdisant l'usage de la force. Les nations elles-mêmes élaboreront, ensemble et sur un pied d'égalité juridique, toutes les modalités de leur coexistence.

Et quiconque violera ce Pacte sera passible de sanctions.

https://www.suisse-romande.com/societe-des-nations.html La Suisse, forte de son expérience diplomatique, souhaite accueillir le siège de la future Société des Nations. Rappelons que le Conseil fédéral avait tenté plusieurs médiations, durant la Grande Guerre, entre les belligérants, qui ont toutes échoué. La Confédération demande donc à être invitée à la Conférence de la paix qui se tient le 18 janvier 1919 à Paris. Conférence de la Paix, Paris. Le président de la Confédération, le Genevois Gustave Ador, rencontre les responsables français, Georges Clemenceau, anglais, Lloyd George et américain, Woodrow Wilson. Il leur présente la Suisse « comme un modèle réduit mais consolidé par l'expérience des siècles, de la future Société des Nations. » Le 15 novembre 1920 La Société des Nations est inaugurée à Genève dans des locaux provisoires. Car pour Genève, tout reste à faire : construire le bâtiment qui accueillera le siège de l'organisation mais aussi des résidences pour les diplomates, des hôtels et même un aéroport ! La petite ville du bout du lac se prépare à son destin international.

En 1940, dès la défaite française, les services de la Société des Nations et du Bureau international du Travail (BIT), alors installés à Genève, se réfugient aux États-Unis au Canada et en Grande-Bretagne. Après la dissolution de l'organisation, le bâtiment de tous les records se vide et demeure désert durant presque 5 ans.

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, lorsque l'ONU, Organisation des Nations Unies, succède à la SDN, elle choisira d'installer son nouveau siège principal à New York, États-Unis.

Mais Genève reconquerra progressivement son rayonnement international. Le Palais des Nations sera désigné siège européen de l'Organisation des Nations Unies. https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/026468/2015-04-15/

 



En couverture du Livre ePUB mon grand-père.


Les OTTOMANS à NICE tome3. 

LES PRINCESSES ET LES PRINCES QUE J’AI RENCONTRÉ


Mon Grand-père le DAMAD Rashid FENARIZADE de LARISSA est le premier des Ottomans que j’ai rencontré après ma Mère bien sûr. C’était un Monsieur charmant, j’ai fait de belles promenades en SUISSE avec mon Grand-père Rashid FENARIZADE de LARISSA. Il était d’un calme remarquable, qui n’avait d’égal que sa gentillesse. Les livres d’histoires sur les Ottomans, étaient à la maison en la personne de ma famille. Ils ont bercé mon enfance et adolescence. Il fallait écouter et comprendre ces histoires lointaines, elles étaient extraordinaires pour tout le monde, et c’était mon ordinaire avec des Princes et des Princesses Ottomans. Je vais vous le raconter, tout en y incluant des aventures et des histoires merveilleuses et certains secrets. Je me suis servi de la généalogie pour y parvenir et de nombreuses photos et documents appartenant à ma famille Ottomane, et des réseaux sociaux.

Au fur et à mesure de mes recherches et des nombreuses investigations que j’ai menée, je me suis rendu compte que je faisais une véritable enquête sur les histoires qui ont fait nos familles, leurs aventures et mésaventures. J’ai pour ce faire j’ai utilisé de nombreux outils informatiques et des logiciels spécifiques (voir les annexes).

 La généalogie les classements des documents, la recherche et la lecture de nombreuses informations (j’en fait état dans ma bibliographie et dans les notes de fin dans cet ouvrage), m’ont largement obligé à de la rigueur historique.

C’est une longue enquête que je vais vous faire vivre dans ce livre.

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Erol GIRAUDY 
https://www.erolgiraudy.eu 


lundi 1 août 2022

Les Stories : Le mariage de Barberousse, alors que Nice est assiégée par...


Richard Pogliano raconte

S'ABONNER
En août 1543, les troupes de François Ier et la flotte de Soliman le Magnifique assiègent Nice. Pendant plus d’une semaine, les affrontements font rage. La ville est cernée de toute part, soumise à un extraordinaire déluge de feu. Dans la seule journée du 15 août 1543, la ville reçue plus de 900 boulets de canons. Et tout cela, raconte-t-on, sous le regard de Maria, la jeune femme que l’amiral turc Barberousse venait d’épouser…

dimanche 31 juillet 2022

Conférence "Le siège Franco-Ottoman de Nice 1543" par Christian Maria


Conférence de Christian Maria sur la découverte du siège mis autour de la cité niçoise par une armée franco-ottomane en 1543. Dans le cadre du lancement du dernier opus de sa saga historique à travers les Etats de Savoie au XVIè siècle dénommé "1543 : Le dernier rempart des Savoie", cet exposé développe les aspects historiques de cette confrontation armée où s'est distinguée Catherine Ségurane.

Conférence enregistrée à la bibliothèque patrimoniale Romain Gary en avril 2021.

Source :


mardi 5 juillet 2022

La Publication de livres personnels sur AMAZON - KDP.

Publications

Phase finale avec KDP pour les livres brochés.

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Exemple de couverture avec l'outil KDP :


Exemples des formats :





Exemples Éditions KDP :


Exemple t1 et t2


Exemple t3 et t4






Tableau de bord


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Erol GIRAUDY 
https://www.erolgiraudy.eu

samedi 7 mai 2022

La Villa Xoucles de Cimiez en France.

Histoire de la Villa Xoucles à Nice en France, c'est dans celle-ci que le Calife...




Le premier extrait est du journal suisse l'Impérial du 29 août 1924 :


Le départ de l'ex-calife

 GENÈVE, 29. - D'après le "Petit Parisien"

 L'ex-calife de Turquie déménagera sa résidence en exil [de Suisse] à la villa Xoulces à Cimiez, à Nice.
 Cette belle demeure a été construite il y a quelques années par un riche  Industriel Vosgien. La villa est louée par ses propriétaires et a été occupé par de nombreuses personnes de haut standing.  
Un fils de M. Venizelos [Sofokles Venizelos, fils d'Eleftherios Venizelos], marié à Mlle Zervudachi [Kathleen Zervudachi] là-bas et la princesse Ilmaiil [Ismai'l?], veuve d'un vieux Khédive égyptien, y termina sa longue vie.
 
"Cette villa Xoulces sera bientôt, peut-être demain, la résidence de l'ex-Calife de Turquie - Abdul Medjid."



 Les princes de la famille royale vivent dans un style oriental résidence, non loin de la villa Xoulces, depuis leur départ de Turquie.  Ce sont : la princesse Zekje, son mari, le prince Pacha Damad Noureddin;  la princesse Naime et son mari le prince Djelaeddin pacha, la princesse Fekime et son époux, le prince Damad Mohamed bey ; la princesse Kadrie et son époux, le prince Damad Rashid bey.



 Avec eux, le Calife Abdul Medjid pourra plus facilement supporter l'ennui de l'exil dans ce prestigieux environnement de palmiers qui évoquera des souvenirs de la lointaine patrie.


La croix bleue signifiait que la lettre avait été envoyée par courrier recommandé.



La Villa dans Google, Voici une référence :


 "...M. Venizelos a continué à occuper la Villa Xoulces, boulevard de Cimiez Nice, chez M. et Mme Zervudachi, dont la fille Kathleen a épousé..."


Vénizélos avec son fils Sophoklis et sa belle-fille, née (Katerina Zervoudaki, alias Kathleen Zervudachi), Villa Xoulces, Nice, janvier 1921. 

Le mariage de Sophoklis Vénizélos et Katerina Zervoudaki a été célébré à Nice le 27 décembre 1920, quelques jours avant cette photo.


 Villa nommée d'après la rivière Xoulces, construite au XIXe siècle par un industriel originel des Vosges au 4, boulevard de Cimiez à Nice. Elle accueillit l'exil d'Elefthérios Vénizélos ou de l'ancien calife Abdülmecid II.
Cette Villa est au bas du boulevard de Cimiez, à priori elle n'existe plus.


Les escaliers de la Villa Xoucles à Cimiez - NICE - FRANCE.

A la Villa de Xoulces- NICE - FRANCE - 1926.

PS: 

Je suis arrivé à ces informations, car je lisais un eBook sur la Princesse Niloufer. 
Il y avait un lien hypertexte qui m'a conduit vers un forum, deux anglophones échangeaient sur ce sujet. 
Ceci m'a intrigué et j'ai commencé des recherches. 
Ensuite, un de mes contacts en Turquie a validé mes sources.


Source :  





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Erol GIRAUDY 
https://www.erolgiraudy.eu


mercredi 20 avril 2022

Exemple de TABLEAU avec GENEANET

Création du tableau Ottomans 


Pour créer un tableau, rendez-vous sur la fiche de la personne qui sera la souche du tableau. Dans le menu “Impressions”, choisissez “Ascendance” (ou “Descendance”) puis “Listes, tableau et états” :


Sélection des options 



Les Ottomans 

 AbdulMedjid Kan I Osmanoğlu  

Sultan OTTOMAN, Famille Impériale de TURQUIE Famille Impériale de TURQUIE (vers 1840-vers 1861)

Né le 25 avril 1823 (vendredi) - Turquie, Istanbul
Décédé le 26 juin 1861 (mercredi) - Istambul, à l'âge de 38 ans
Sultan OTTOMAN, Famille Impériale de TURQUIE

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Erol GIRAUDY 
https://www.erolgiraudy.eu 



samedi 5 février 2022

Les arbres ne cachent pas la forêt.

Les nombreux types de généalogie et d'arbres, réflexions et exemples. 


En effet, nous entendons parler de généalogie familiale ou successorale, de généalogie ascendante, descendante, agnatique ou cognatique, de généalogie foncière, de psycho généalogie ou même de généalogie par ADN. (Voir article de Écrit par Laurent Monpouet). https://www.genealogiepratique.fr/types-de-genealogie/

Ce sont bien différents types de généalogie que nous faisons presque sans le savoir tellement les frontières entre elles sont faciles à franchir.

  1. Mais que signifient vraiment tous ces types de généalogie ? 
  2. Et qu'est-ce qui fait leurs différences ?
  3. Quelles en sont les représentations graphiques ?
  4. Comment sont-elles faites dans d'autres pays ?


Les limites de certaines représentations notamment cognatiques en Orient y seront abordées.


1) La généalogie familiale :

Elle à pour particularité de remonter dans le temps et de récolter des informations sur nos ancêtres, génération par génération.

Le terme familial indique aussi que le noyau familial est étudié pour donner du contexte à nos recherches et mieux comprendre la vie de nos ancêtres.

Il existe une représentation sous forme de roue ou "en éventail", comme sur un arbre en forme de roue.


Je vous présente ma lignée GIRAUDY-LONGONI. Sans le savoir, c'est souvent la généalogie ascendante que pratiquent les généalogistes débutants.

Une famille « se constitue en se racontant et se reconnaît grâce à la narration » (Isabelle CARON). La Généalogie m’a permis de mieux comprendre et cerner les tenants et aboutissant de notre Arbre et de ses branches.


Arbre des Giraudy

Il existe aussi une représentation horizontale de l'arbre d'ascendance dont voici un exemple de Geneanet.

Autre forme d'Arbre représentation horizontale de l'arbre d'ascendance

La généalogie agnatique se consacre à l'étude de la lignée mâle d'un individu.
La généalogie cognatique se concentre sur la lignée des femmes, on parle aussi de lignée utérine. 
Pour les autres types de généalogies voir : 10 types de généalogie (genealogiepratique.fr)


Généalogies impériales Ottoman :  le cas de la Turquie

Mon Grand-père le Damas Rashid FENARIZADE de LARISSA (Généalogie).
Vous remarquez l'absence des lignées des épouses souvent méconnues. Donc aucune lignée utérine.

L'arbre de la famille de mon Grand-père.




Arbre Historique de la Famille Impériale de Turquie.
(Détail sur mes Grand-parents)

This tree contains: 1540 families with 5341 people in 632 lineages, 2571 of these people are blood relatives; 685 families with 592 people are hidden.

Arbre Historique de la Famille Impériale de Turquie.
(Le 128eme c'est moi).

Voir aussi l'arbre des Balyan Ailesi

http ://tr.wikipedia.org/wiki/Balyan_Ailesi

Voir l'arbre Historique des Ottomans :


Voir sur mon site :



Petit complément sur la Généalogie Ottomane :

En Europe occidentale, l’arbre généalogique est un lieu bien connu de l’imaginaire familial[1]. Les historiens en ont retracé les formes d’émergence entre la fin du Moyen Âge et le milieu du XVIe siècle[2] ; les ethnologues ont analysé les points de passage entre le recours aux métaphores de l’arbre et l’étude scientifique de la parenté[3] ; les sociologues ont décrypté l’effervescence de la recherche généalogique observée partout depuis les années 1970[4]. En Turquie, la généalogie intéresse un public réduit ; les sociétés de spécialistes y sont rares, et nul ethnologue ou anthropologue n’a encore songé à situer la recherche des ancêtres entre science et passion[5]. Les historiens ne s’en étonneront guère : dans l’Empire ottoman, l’intérêt pour la mémoire familiale était restreint et ciblé ; le diagramme généalogique était généralement le produit d’infrastructures juridiques et religieuses de la mémoire, avant d’être un appui symbolique d’un « sentiment de la famille » distinctif[6]. Ce sentiment existait, c’est certain, marqué par une forme d’embourgeoisement de la sphère domestique ; mais ce qui le nourrissait hors des nécessités de la transmission matérielle, ne suffisait pas à constituer un genre généalogique comme il en existait dans les monarchies et les empires voisins. Le changement eut lieu plus tard, après que la République fut instaurée en 1923 : dépossédées de leur statut et de leur pouvoir, les grandes familles de dignitaires déchus donnèrent à la pratique généalogique les lettres de noblesse que ne lui avait jamais reconnues un État impérial peu enclin à admettre l’existence du fait nobiliaire[7]. Des arbres et diagrammes furent insérés dans des mémoires et des ouvrages d’érudition, certains soucieux des règles de représentation des traités généalogiques, d’autres aux formes plus aléatoires. Mais il fallut attendre la fin du XXe siècle avant de voir les références aux grandes lignées franchir l’espace confiné de la mémoire familiale, et apparaître dans les articles de presse ou les ouvrages de vulgarisation historique. On n’était plus sous Kemal Atatürk : les Turcs retrouvaient le goût du passé impérial et des arts classiques ; après l’arrivée au pouvoir du parti islamique (AKP, Parti de la Justice et du Développement) en 2002, le régime officiel ne considérait plus d’un si mauvais œil le souvenir des hautes figures impériales[8] ; des idéologues nationalistes encourageaient les leaders politiques à évaluer le génie familial des élites républicaines à l’aune de la contribution apportée à la fabrique nationale. Dans un tel contexte, « la valeur sociale de la généalogie » connut une hausse constante[9]. On vit ainsi des éditorialistes multiplier les rapprochements entre les grands hommes du temps et leurs ancêtres ottomans, à l’instar de Kemal Dervi?, ministre de l’Économie, célébré par les médias pour avoir tiré la Turquie de la crise financière de 2001, et de son ascendant, Halil Hamid Pacha (1736-1785), présenté par l’historiographie classique et récente comme l’un des plus illustres grands vizirs de la période moderne. C’est à partir de cet exemple que nous voudrions décrypter les modalités d’une captation publique de la mémoire généalogique privée, révélatrice des mutations d’une société politique républicaine engagée dans le réinvestissement de l’histoire impériale et de ses plus hautes figures.


L’administrateur était notamment chargé de la répartition des revenus de la fondation selon les bénéficiaires. Dans le cas où ceux-là étaient des descendants du fondateur, il lui fallait les identifier, génération après génération. Le meilleur moyen de le faire était de recourir à un arbre généalogique. Comme les vakıf s’étaient multipliés, surtout au XVIIIe siècle, ils furent à l’origine de nombreux secrets que les familles constituaient, actualisaient et transmettaient. On en trouve encore aujourd’hui, car certains de ces vakıf continuent d’exister. 

Nous allons prendre l’exemple de l’un d’entre eux.

C’est là un second vecteur à prendre en compte : avec l’effondrement du système impérial, les Ottomans de la maison d’Osman (hanedan) et les Ottomans du service, jadis séparés par une barrière symbolique certes franchissable (un dignitaire pouvait devenir damad, gendre du sultan) mais réelle, connurent un destin commun : l’exclusion politique et l’exil. 

Pour les uns comme pour les autres, il y eut cette fois-ci une passion généalogique nourrie par l’auto-anoblissement des Ottomans : le hanedan n’avait pas la possibilité véritable de se penser comme famille royale ; il devint une dynastie déchue. 

Les Ottomans n’avaient pas le droit de se penser comme aristocratie ; les néo-Ottomans se plurent à se constituer en noblesse. 

Bref, les impériaux firent de la généalogie un moyen de rester ensemble et de faire savoir qu’ils continueraient de l’être, dans l’apatridie (pour les membres du hanedan), sinon dans la dispersion (pour les autres).

Dans le cas de certaines familles dont les fortunes étaient encore implantées en Turquie, les Halil Hamid Paşa-zâde par exemple, ces facteurs se conjuguèrent, au point de nourrir une passion naissante pour la généalogie. Il y eut une évolution entre les exigences du vakıf et le goût de la recherche identitaire ; il y eut un glissement, de la seule obligation de recension pour tous, au souvenir entretenu par quelques amateurs. Les descendants avaient travaillé pour les descendants à venir, en garantissant leurs droits ; ils s’intéressaient désormais aux ascendants, hors de la seule figure de l’ancêtre fondateur. De solidarités objectives et réciproques (sinon multilatérales) en appréhension subjective de soi dans une lignée, une histoire, un passé mais aussi un devenir : la généalogie faisait désormais famille.

"Cet autre article s’attache à comprendre pourquoi les grandes familles de dignitaires pratiquaient peu la généalogie, alors que les Ottomans étaient nombreux à accorder une haute importance aux chaînes de transmission, et que la famille impériale produisait des arbres généalogiques depuis la fin du xvie siècle. 
Après avoir retracé l’émergence du genre chez les Ottomans et inventorié les représentations généalogiques auxquelles ils recouraient, cet article aborde le cas bien documenté de la dynastie régnante. L’analyse porte ensuite sur les généalogies de familles de dignitaires, analysées à la lumière des conceptions de la noblesse et des formes de représentation de soi. 
Puis est intégré à l’étude un diagramme généalogique conçu par une famille (les descendants de Halil Hamid Pacha) comme outil de redistribution des ressources d’une fondation pieuse. Il apparaît que l’arbre est un instrument de solidarité patrimoniale avant d’être un appui référentiel et symbolique du sentiment de la famille. Nous tâchons enfin d’expliquer pourquoi les généalogies familiales ottomanes furent mises à l’honneur sous le régime républicain turc."


Référence papier

Olivier Bouquet, « Comment les grandes familles ottomanes ont découvert la généalogie », Cahiers de la Méditerranée, 82 | 2011, 297-324.

Référence électronique

Olivier Bouquet, « Comment les grandes familles ottomanes ont découvert la généalogie », Cahiers de la Méditerranée [En ligne], 82 | 2011, mis en ligne le 15 décembre 2011, consulté le 06 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/cdlm/5747 ; DOI : https://doi.org/10.4000/cdlm.5747



En conclusion :

Nous savons maintenant que la généalogie se pratique sous diverses formes graphiques et aussi dans divers pays avec des nuances. 

En fonction de vos envies, vous vous orienterez certainement en priorité sur une ou deux de ces formes. Mais comme toujours, ne vous enfermez pas et passez d'un type à l'autre quand et si vous le souhaiterez pour que la recherche généalogique soit et reste un plaisir. Voir article de Écrit par Laurent Monpouet

Projet de livres sur ma famille 


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Pierre Erol GIRAUDY 
https://www.erolgiraudy.eu