lundi 12 septembre 2022

Les Villas Mauresques et orientales sur la Riviera Francaise les 7 parcours Ottomans.

Découvertes des palais, villas et appartements en 7 ou 8 étapes ou parcours à Nice.

Cette idée m’est venue en voyant les nombreux parcours qui existent à Nice et sur la Côte d’Azur. Car à la lecture de certains documents je me suis rendu compte que mes aïeux avaient habitait dans des lieux où souvent je passais devant sans le savoir. Mes déplacements dans NICE quand j’étais enfant m'ont amené : Boulevard Carabacel, Boulevard de Cimiez, Rue Pauliani, Avenue de la Victoire (Jean Médecin), à l'Alhambra Boulevard de CIMIEZ, Nice Mont Boron Villa Beausite, Saint Maurice, Avenue des Diables Bleu, Boulevard de Gairaut - Rimiez, etc.

Pendant mon enfance à Nice je passais devant des maisons extraordinaires, surtout à Cimiez ou les Palais sont pléthores, ceci sans vraiment savoir l’histoire de ces lieux et celles de ma Famille Ottomane. Et surtout sans bien connaître cette époque douloureuse de leur vie et quelles relations elle avait entretenu avec ces Palais (le plus souvent hors normes). Car, ces habitations avaient hébergé pendant leur exil plusieurs membres de la famille Ottomane. 

Cela m'a beaucoup intrigué et lentement à travers la lecture de documents historiques et de livres, plus des conférences sur la Turquie du Collège de France, j'ai commencé à découvrir ces histoires et des lieux magnifiques. Fort de tout ceux-ci, j'ai décidé de vous faire partager mes découvertes.

    L'idée d'une visite a germée lentement, elle a pris forme, la voici. 

Pour chacun de ces lieux, si un membre y a résidé, je vais vous raconter qui était l'occupant et certaines parties de sa vie. Dans cette narration je vais vous livrer des petits secrets, car pour beaucoup de ces Princesses et Princes qui ont vécu à Nice, j'ai eu l'honneur et le privilège de pouvoir échanger avec eux, mes aïeux en exil.

Les BOUCLES - DECOUVERTES en 7/8 voyages/visites de Nice :

      1.       Carabacel       
2.       Cimiez                 
3.       Cœur de Nice     
4.       Fabron                
5.      
Gairaut – Rimiez              
6.       Magnan - La Madeleine               
7.       Maison de l’Environnement (aucun lien avec les Ottomans)
8.       Port et Mont Boron.
9.       Promenade du Paillon pour info et histoire sur le Prince Orhan.

Les 5 premiers parcours sont le cœur des lieux de résidence de la Famille Ottomane. 

Je me suis appuyé sur ces "boucles/parcours" afin de déterminer des itinéraires. Mais, il faut néanmoins prendre en compte l'évolution de la ville de Nice de 1900 à 2022. Voir en fin de ce document le fichier PDF de la Ville de Nice.
Carte et boucles réalisées par la Ville de NICE.

J'ai comparé les cartes récentes aux anciennes de Nice 
afin de retrouver certains Palais (voir URL en fin du document). 


Tout ceux-ci incluent en plus des informations sur les Plantes remarquables qui constituent la riche végétation Niçoise (La terrasse de Méliké ma mère était à elle seule un jardin fantastique) et les Palais avaient eux aussi de grands parcs, qui se sont réduit avec la spéculation immobilière.

C’est dans l’histoire de Nice, autant que sur les sentiers, que ces boucles de découverte vous invitent à cheminer.  Vous êtes conviés à des voyages dans l’espace et dans le temps.

Au XIXème siècle, Nice a été célébrée en Europe comme la ville-jardin par excellence. De ce passé, il demeure de magnifiques témoignages. Ici, entre mer et montagne, la nature est partout. 

Des arbres classés comme remarquables et, à ce titre, protégés surprennent le regard dans un décor urbain pourtant très dense. Ailleurs, ce sont des squares, des jardins presque secrets. Au cœur de Nice, ce sont les jardins du monde qui s’offrent à vous dans la Promenade du Paillon : des arbres et des plantes d’Asie, d’Australie, d’Amérique du Sud, d’Amérique du Nord. Autant de merveilles botaniques rassemblées ici grâce au miracle de notre climat méditerranéen.

Au cours de vos balades, vous pouvez y découvrir les trésors de la nature mais aussi ceux qui sont nés du génie de l’homme : façades baroques du Vieux-Nice, étonnant éclectisme architectural de la Belle-Époque puis merveilles de l’Art Nouveau et de l’Art Déco, sans oublier les monuments contemporains. On n’en finit pas de découvrir cette ville de Nice. Aussi incroyable que cela puisse paraître les Ottomans ont vécu dans toutes ces quartiers de Nice. Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_quartiers_de_Nice 

CARABACEL



1 - Boucle découverte de Carabacel.

                • Durée : 2 heures

                • Distance : 3 km au total

                • Difficulté : moyenne

Il faudra s’arrêter au Grand Palais Construite en 1912 par l’architecte Charles Dalmas (Numéro 6 sur le plan) et financée par la Compagnie des Wagons-lits, cette résidence de service, à armature métallique de 9 étages, était le plus haut bâtiment de la Belle-Époque. Y vécurent des membres de la famille Ottomane, notamment :

Proche du Majestic (Numéro 7 sur le plan) il y avait la Villa Xoucles à Nice en France, c'est dans celle-ci que le Calife y passa une partie de son exile à Nice. Malheureusement je n’ai que quelques photos, mais aucune indication sur cette villa Xoucles. Il faudrait que je me rende à Nice pour y trouver des informations aux archives de la ville. Le lien vers le site ci-dessous va vous faire découvrir comment j’ai eu connaissance de ce lieu.


https://www.erolgiraudy.eu/2022/05/la-villa-de-cimiez-xoucles.html

Ensuite le Calife s’installera au Palais Carabacel, puis il partira à Paris.

Le palais Carabacel (transformé en lotissements depuis). C'est là, sous les lambris du grand salon, parmi les fez et les turbans qu'a lieu, en gage de reconnaissance, le mariage de deux princesses ottomanes. La fille et la nièce du calife avec les fils du Nizam d'Hyderabad. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carabacel (BD Carabacel 26, 06000 Nice). 
Vers 1960 : démolition du Palais Carabacel : voir à : allée du Palais 

Palais Carabacel actuel à NICE.

  
Palais Carabacel actuel à NICE.


Palais Carabacel en 1900 un doute subsiste sur ce lieu.

Inscription au dos de la photo - peut-être une rare photo de la Villa Xoucles.

Palais Carabacel actuel à NICE (Recherches).

Exemple du détail de la boucle/parcours CARABACEL avec les commentaires et renseignements de la mairie de Nice.


Détail de la boucle/parcours CARABACEL avec la numérotation des lieux.


CIMIEZ



2 - Boucle découverte de Cimiez.

                • Durée : 2 heures 30

                • Distance : 4 km au total

                • Difficulté : moyenne

Cimiez semble avoir attirer toute ou partie de ma famille.

Le bassin de l'Alhambra à CIMIEZ (j'ai le souvenir d'une photo avec les Petites Princesses, et Princesse Fevziye. Elle y a résidé, nous en parlions à Paris quand je venais lui rendre visite). Voir le lien ci-dessous pour avoir des compléments d'informations sur l'hôtel Alhambra. Ce Palais est face à la villa Victoria, l'Alhambra Palace était une folie orientale à Cimiez.

Erol GIRAUDY: L'EXILE - Les apatrides de la dynastie ottomane.

Palais avec des minarets

Les grandes stations balnéaires de la Côte d'Azur se doivent de receler dans leur panorama cette silhouette aux clochetons à bulbes qui tentent d'évoquer le fameux minaret, aux baies encadrées d'arcs outrepassés, aux façades tapissées de faïences et aux débauches de stucs dentelés enveloppant le tout. A Nice Jules Sioly construit le fameux « Alambra » pour la vicomtesse de Bemis (1900-1901) ; en 1909 le guide du Syndicat d'Initiative de la ville proclame qu'il « étale superbement sa façade mauresque au brillant soleil de la Côte d'Azur », elle est dominée par deux minarets plus indous qu'africains !

L'Alhambra 
C'est l'un des exemples les plus spectaculaires d'un ancien hôtel de style néo-mauresque sur la côte d'Azur. Il est situé sur une parcelle délimitée par le no 46-48 du boulevard de Cimiez en ouest, et par l'avenue de Villebois Mareuil en est, de la commune de Nice. Une partie de la famille y a résidé ainsi que le Calif.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Alhambra_(Nice)

Le Grand Palais

https://www.cimiez-boulevard.fr/residences-nice-cimiez/grand-palais/

Construit en 1911 par la Société des Wagons-Lits, sous la conduite du célèbre architecte Niçois Charles Delmas, le Grand Palais fut tout d’abord un hôtel.

Avec ses 9 étages en position dominante à l’entrée du Boulevard de Cimiez, c’est le plus haut palace construit à Nice à la Belle Époque. Il est impressionnant par ses dimensions, mais aussi par son mode de construction inspiré de la technique « Effel ». Il s’agit d’une ossature métallique sur laquelle on est venu accrocher une façade en parement de pierres !

Plusieurs membres de la famille Ottomane y ont résidé, notamment la Princesse Neslisah.



L’hôtel était complété par une annexe perpendiculaire située en contrebas à l’est : le Petit Palais. Aujourd’hui le Grand Palais a été transformé en copropriété. Ses appartements ont conservé tout le charme et les volumes de la Belle Époque.

"During the first years in Nice, Neslishah went regularly from her parents’ house to her grandfather’s Carabacel villa, where life was very similar to the way they had lived in Dolmabahçe: there were the wives of the caliph, the Kalfas, the maids, the secretaries, and just as in Istanbul the caliph would be bathed and dressed by the Kalfas. The difference between Carabacel and Dolmabahçe was that instead of separate apartments for men and women, now there were spacious rooms. Abdülmecid Efendi did not find it necessary to separate the women in his household from the men, as was the custom in his family when in Istanbul, which was strictly applied when he was young. Even as an imperial prince, against the conventions of that time, he lived a much more bohemian kind of life, while in Nice he chose to live like a European aristocrat. The caliph spent most of his life in exile at the Carabacel Palace." (P107 du Livre de Princesse Neslişah OSMANOGLU, Murat BARDAKCI).
 
À partir de l’adresse 
 
PHOTOS

Palais Régina

L'Excelsior Régina Palace est le nom donné à un hôtel de luxe de Nice entre 1897 et 1935. Il est situé sur la colline de Cimiez (cote : 104 mètres) sur le boulevard du même nom, et a été reconverti dans les années 1930 en immeuble d'habitation.

Voir aussi : Cimiez — Wikipédia (wikipedia.org)

Durant la Première Guerre mondiale ce Palais est réquisitionné et l’autorité militaire le transforme en un hôpital militaire. Le 28 janvier 1920, il est racheté par une société immobilière qui l’appelle Hôtel Regina. Le krach boursier de 1929 et la balnéarité naissante portent, après quelques années, un coup fatal aux hôtels collinaires, en particulier ceux de Cimiez. 

En 1934, il est déclaré en faillite puis vendu aux enchères ainsi que son mobilier l’année suivante. Le 17 juillet 1937, une nouvelle société immobilière (dirigée par Victor Saglia) voit le jour sous le nom de copropriété « Le Regina », et les quatre cents chambres sont transformées en quatre-vingt-dix-huit appartements. 

De 1938 à 1943, le peintre Henri Matisse vécut au Régina, dans un vaste appartement - atelier. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bd de Cimiez. Matisse y séjourne en septembre-octobre 1938 dans l'attente de son installation à l'Hôtel Régina. 

En novembre 1938, Matisse acquiert deux appartements au troisième étage de cet ancien hôtel construit par l'architecte Biasini en 1897 pour accueillir la Reine Victoria et la colonie anglaise de Nice. "Dans ce vaste appartement-atelier Matisse s'entoure de vases, meubles, plantes, étoffes, tentures que l'on retrouve dans ses tableaux. "C'est ça sa véritable palette, palette d'objets avec lesquels le hasard les loisirs et la pensée du peintre jouent à ne plus en finir, jusqu'à l'apparition d'un de ces rapports entre un fruit et une table, entre une feuille et une femme, qu'il faut que toute chose cessante Matisse fixe à jamais". 

C'est lui qui a peint les Odalisque (C'est un membre de la famille qui a servi de modèle, ma mère Méliké m'en avait parlé, c'était une cousine qui avait de yeux magnifiques, elle vivait dans le sud de la France). Ses peintures d'odalisques ont été inspirées par son voyage au Maroc. L’Odalisque au coffret rouge, une œuvre exemplaire, peinte à Nice en 1927, témoin de la recherche inlassable d’Henri Matisse sur le rapport entre le volume du corps et les surfaces plates du décor.



 Les Odalisque de MATISSE.

 Les Odalisque de MATISSE.

Sous l'Occupation, ce sera le siège niçois de la Gestapo, où passera par exemple la peintre Charlotte Salomon [réf. Nécessaire]. À partir de l’adresse :

Nice-Les Palais (Mode web)

Le hammam
Un autre bâtiment public était destiné à adopter immanquablement un style oriental, le hammam. Cette civilisation du bain très prisée des orientaux, comme elle l'avait été à l'époque romaine, est à la mode à la fin du XIXème siècle. On parle alors de « bains turcs ». Les hôtels de qualité comportent un hammam et des établissements publics s'ouvrent dans les principales villes du littoral. A Nice il s'agit notamment du « Palais des Thermes » (6-10 rue de la Buffa) construit en 1907 par l'ingénieur Argentino, dirigé en 1912 par un médecin le Dr. Masmonteil, puis en 1926 par le docteur Edouard Grinda. 
En annexe il comprend un salon de coiffure géré par un Parisien, un bar, un salon de thé. On s'y rencontre, on y lit la presse dans son hall-salon. 

L'immeuble (toujours conservé) comporte deux ailes massives entre lesquelles s'ouvre le portique à triples arcades du hammam dont les axes outrepassés sont la principale connotation orientale. Au contraire Emile Négrin donnait dans son Guide de Nice, plusieurs fois réédité depuis 1865, une gravure des Bains-Turcs bâtisse d'un style mauresque affirmé dont le portail est dominé d'une enseigne en arabe sur faïences et l'intérieur couvert d'une coupole surmontée de boules et d'un croissant.  Mais, j'ignore qui de la Famille a bien pu y aller.

Je me souviens bien de ce hammam qui était face au petit jardin Alziari de Malausséna à Nice ou j'ai vécu enfant dans une villa face à ce jardin (avant la guerre toutes les villas étaient la propriété de mon grand-père, il avait un grand hôtel de 500 chambres). 



Les autres parcours feront l'objet d'un document complet, qui sera publié plu tard ou dans un livre.


Bibliographie

Luc Thévenon, Les « Folies » : Fantaisies architecturales de la Belle Époque à Nice, dépôt légal 1999, 2003, 127 pages, Serre éditeur, Nice, (ISBN 2-86410-298-6)

Michel Steve, L'Architecture Belle Époque [1860-1914] à Nice, 48 pages, 1995, Demaistre, Nice (6 rue Paul-Bounin), (ISBN 2-84194-002-0)

Michel Steve, L'Architecture à Nice de 1920 à 1940, 207 pages, 2002, Serre éditeur, (ISBN 2-86410-348-6)

Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, sous la direction de Ralph Schor, Serre 2002 : volume IV de l'encyclopédie Niciensis

Marguerite et Roger Isnard, Per Carriera : dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, 1983, 3e édition 2003, 359 pages, Serre éditeur, Nice, (ISBN 2-86410-388-5)

Hervé Barelli, Vieux-Nice : guide historique et architectural, 125 pages, 1997, Serre éditeur, Nice, (ISBN 2-86410-256-0)


ARCHITECTURE - Villa mauresque Nice - Liste de Liens


Une belle villa construite au XIXe siècle dans un style "mauresque".

La ville de Nice possède de nombreux immeubles et bâtiments dénommés palais.


Architectes des palais de Nice — Wikipédia (wikipedia.org)


Valrose 
C'était le nom d'une des plus belles propriétés de la Riviera. Je vous la présente, car j'ai bien connu son Président, quand j'étais à Paris nous avions des bureaux mitoyens.
C'est aujourd'hui le nom d'un Campus parmi les mieux situés de France, siège de l'Université de Nice Sophia-Antipolis et de la Faculté des Sciences. 

Son origine remonte aux années 1860 - 1870, en cette période du Second Empire où l'aristocratie russe et anglaise adopte la Côte d'Azur comme lieu de villégiature. Mais le bâtisseur de Valrose n'est pas un banal estivant. D'origine roturière bien qu'ennobli par le Tsar, le Baron Von Derwies est peu intégré à l'aristocratie russe qui réside autour de la Villa Bermond, résidence (aujourd'hui détruite) de la famille impériale. Il opte donc pour un site éloigné mais en hauteur (topographie presque symbolique) : le "Vallon des roses", à la lisière de la Colline de Cimiez.

L'Isba
C'est sans doute l'une des plus rares (sinon la seule...) isba authentique et en parfait état que l'on puisse contempler en France. Depuis l'un des domaines ukrainiens du Baron, près de Kiev, elle a été transportée en pièces détachées par la Volga jusqu'à Odessa, puis par mer. Pièces de bois, ferrures, clous, tout a été remonté avec le soin que l'on devait à cette isba de belle taille, toute en rondins de sapin et en bois ouvragé (volets, plafond, encadrements de portes...). 

Pour l'ensemble des points mentionnés sur cette page : voir sur OpenStreetMap (aide) ou télécharger au format KML (aide).

Keyhole Markup Language — Wikipédia (wikipedia.org)

OpenStreetMap — Wikipédia (wikipedia.org)

Ou bien à partir de l’adresse :


Erol GIRAUDY : La Villa Xoucles de Cimiez en France.


Livret sur la BOUCLES-DECOUVERTE au format PDF (nice.fr - base cartographique).

Titre :  Plan de la ville de Nice avec le tracé des alignements projetés.

Auteur  :  Aune, François (18..-19..?). Auteur du texte
Éditeur  :  Visconti (Nice)
Date d'édition :  18..
Sujet :  Nice
Notice du catalogue :   http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40704528d
Type :  carte
Type :  image fixe
Langue  :  français
Format :  1 flle ; 86 x 58 cm
Format :  image/jpeg
Format :  Nombre total de vues : 1
Description :  Échelle(s) : 1:5 000
Droits  :  Consultable en ligne
Identifiant :  ark:/12148/btv1b53061968w
Source  :  Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE C-3719
Couverture:  France – Provence-Alpes-Côte-d'Azur – Alpes-Maritimes
Conservation numérique :  Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne :  18/02/2014

Remonter le temps (ign.fr) :

H. MATISSE :



Selon les mémoires du Prince Ali Vasib Efendi, la Princesse Zekiye Sultan, son mari le Damad Nureddin Pacha, sa fille la Princesse Aliye Hanimsultan, son beau-fils Muhsin Yeghen et ses deux petits-fils Osman et Salih Yeghen vivaient dans une villa à Cimiez, à Nice. 

Couverture du livre sur les 
Memoirs of an Ottoman Prince.


SAI Le prince Ali Vâsib (connu en turc sous le nom de "Ali Vâsib Efendi" - ou, en utilisant son nom de famille turc, sous le nom de "Ali Vâsib Osmanoglu") est né au palais Çiragan, sur les rives du Bosphore à Istanbul, en 1903. 

Ses mémoires traitent avec la vie et l'époque de la famille impériale ottomane au cours des dernières années du sultanat ottoman, ainsi qu'avec sa vie pendant son exil forcé en Hongrie, en France et en Égypte. 

Pendant son séjour à Istanbul, il a été témoin de la Première Guerre mondiale, de l'abolition du sultanat en 1923 puis de celle du califat en 1924, date à laquelle il a été exilé avec le reste de la famille impériale. Il a finalement été autorisé à retourner dans son pays natal en 1974, après un demi-siècle d'exil. Ali Vâsib Efendi est le seul prince impérial ottoman à avoir écrit ses mémoires, et ils donnent un aperçu unique du peuple et de la politique de son époque. 

SAI Le prince Ali Vâsib, l'arrière-petit-fils du sultan Murad V, était à plusieurs reprises en présence des quatre derniers sultans ottomans ainsi que du dernier calife. Il connaissait personnellement les personnalités de l'époque - comme Enver Pacha. 

Il a été témoin d'événements clés de l'histoire ottomane des derniers jours de l'Empire. Il a vécu l'occupation d'Istanbul par les Alliés - la période la plus difficile de la cour ottomane - puis l'exil de la dynastie ottomane en 1924. 

De 1925 à 1935, il a vécu sur la Côte d'Azur, où de nombreux membres des familles royales européennes déchues s'étaient rassemblés. 

Plus tard, alors qu'il vivait en Égypte, il a vécu un deuxième traumatisme avec le renversement de la monarchie égyptienne. 


[i] Murat Bardakçı : Son Osmanlılar + Sürgündeki Hanedan 2 Kitap Set (merkezkitabevi.com)

https://www.merkezkitabevi.com/urun/son-osmanlilar-surgundeki-hanedan-2-kitap-set

Sources :


Son Osmanlılar + Sürgündeki Hanedan 2 Kitap Set (merkezkitabevi.com)

LIENS :





Que reste-t-il aujourd'hui à Nice de cet épisode ottoman ? Quelques princes très discrets et fabuleusement riches de leurs seuls souvenirs.

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Erol GIRAUDY 
Erol GIRAUDY


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